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Audiance accordée par Dr Oly Ilunga Kalenga, nouveau Ministre de la Santé Publique a au Dr Allarangar Yokouidé, Représentant de l’OMS en RDC


Le Dr Allarangar a félicité le Ministre Ilunga Kalenga, lui assurant toute la disponibilité et la collaboration étroite de l’OMS avec le Ministère de la Santé Publique, à travers les grands axes définis dans la stratégie de coopération entre l’OMS et la RDC. Les dossiers clés tels que la lutte contre les maladies transmissibles (choléra, paludisme, méningite etc.),

celles évitables par la vaccination (polio, rougeole, fièvre jaune…), celles non transmissibles (cancer, maladies cardiovasculaires, diabète sucré, tabagisme etc.), le renforcement du système de santé ainsi que le taux très élevé de la mortalité maternelle en RDC - c'est-à-dire le nombre de décès maternels, actuellement estimés à 800 pour 100.000 naissances vivantes - ont été parmi les questions évoquées par le Représentant de l’OMS avec son hôte. ‘‘La RDC a déjà fait d’énormes progrès en la matière, mais beaucoup reste encore à faire pour améliorer cette situation’’, a indiqué le Représentant de l’OMS.
 
Prenant la parole à son tour, le Dr Ilunga Kalenga a salué les efforts et l’appui tant technique que financier que fournissent l’OMS et les autres partenaires au développement pour l’amélioration du bien-être des populations congolaises. Se référant au discours d’investiture du Premier Ministre, M. Samy Badibanga Ntita du 22 décembre 2016 devant la Représentation nationale, le nouveau Ministre de la Santé Publique a souligné qu’il avait à cœur quatre priorités essentielles à mettre en œuvre en matière d’accès aux soins ou de prévention, dans un contexte de grande pauvreté, afin de réduire les inégalités croissantes au sein des populations de la RDC. Ces quatre priorités, selon le Dr Ilunga Kalenga, se résument de la manière suivante:
 
1°) L’amélioration de la qualité de l’offre des soins de santé (préventifs et curatifs de base), avec une plus grande responsabilité des bénéficiaires dans l’action sanitaire ;
 
2°) L'accessibilité géographique aux soins - le milieu urbain est généralement mieux équipé en structures sanitaires que les milieux ruraux éloignés ou enclavés. ‘L'accessibilité financière des soins pour tous’ fait également partie de cet ensemble des priorités clés que le Dr Ilunga Kalenga entend apporter comme un nouveau souffle, en alignement avec le Plan national de de développement sanitaire (PNDS) de la RDC pour la période de 2016-2020. ‘‘Il ne faut pas que le manque d’argent soit un obstacle financier qui aggrave l’inaccessibilité des soins’’, a dit le Ministre de la Santé Publique.
 
3°) Le développement d’une filière industrielle dans le système de santé du pays, avec le renforcement de la production locale des médicaments et autres intrants.
 
4°) Le renforcement des capacités de la recherche scientifique et opérationnelle en santé. Cette question, a rappelé le Dr Ilunga Kalenga, requiert une forte coordination et un appui permanent de la part des décideurs politiques aux experts du Ministère de la Santé Publique, avec l’appui de l’OMS et des autres partenaires pour rendre efficients les programmes existants et un stock de compétence ou de chercheurs qualifiés.
 
A côté de ces priorités susmentionnées, le nouveau Ministre de la Santé Publique a souligné que ces dernières s’appuieraient sur un certain nombre de piliers importants, dont, entre autres : i) l’éthique et la déontologie permettant de mettre en place un système efficace et rigoureux de contrôle et de régulation ; ii) le système intégré d'informations financières et sanitaires, incluant un mécanisme de suivi et de la transparence des fonds injectés par les divers bailleurs dans le système de santé national ; iii) la digitalisation du secteur de la santé de la RDC, qui pourra, grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, ‘‘faire progresser le système de santé congolais en permettant un réel partage des données médicales en temps réel afin de sortir les zones de santé ou encore leurs centres de santé de l’isolement et de répondre aux défis de la santé publique.’’
 
Pour terminer, le Dr Ilunga Kalenga a également souligné la nécessité de mettre en place un système d’intervention souple et efficace de réponse aux urgences en cas de crise. Selon lui, cela nécessite également de mobiliser plus des ressources (humaines et financières) pour la gestion des urgences et la réponse aux épidémies ou autres catastrophes naturelles pouvant survenir en RDC ; ‘‘cet enjeu crucial mérite une attention particulière des décideurs et de nos partenaires’’, a-t-il conclu.